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La téléconsultation médicale des auxiliaires de santé

5 min

Depuis 2020, la téléconsultation médicale concerne aussi les auxiliaires de santé. Vous vous demandez peut-être comment la mettre en place. Vous souhaitez savoir s’il existe des aides financières pour investir dans un équipement de qualité. Ici, on vous dit tout sur l’intérêt du télésoin. C’est parti !

 

 

Téléconsultation médicale, comment faire ?

 

C’est l’​​article L. 6313-1 du Code de la santé publique qui définit la téléconsultation. Nous avons eu envie d’aborder ce thème suite à une publication presse relatant le fait que l’enseigne Monoprix avait installé des cabines de téléconsultations dans deux de ses magasins pilotes en France. L’arrêté du 3 juin 2021 autorise désormais les auxiliaires médicaux à pratiquer la téléconsultation.

 

Soins possibles

 

Les soins concernés sont ceux qui ne nécessitent pas de contact direct entre le patient et le soignant.

 

  • La téléconsultation peut ainsi permettre :
  • D’effectuer un bilan ;
  • De continuer une rééducation ;
  • De réaliser un diagnostic ;
  • Etc.

 

La HAS recommande à l’ensemble des professionnels de santé assurant des télésoins de consacrer des plages horaires uniquement à cette activité.

 

Équipement nécessaire

 

Pour réaliser des téléconsultations, vous devez bien sûr posséder un bon équipement de vidéotransmission. Votre dispositif numérique doit vous permettre d’échanger et de partager des informations confidentielles avec votre patient. Pour ce faire, il est impératif de disposer à savoir d’un accès à :

 

  • Une messagerie ou une plateforme sécurisées ;
  • Un hébergeur de santé agréé.

 

Du point de vue de la protection des données médicales de vos patients, il est, en effet, impératif d’être en règle avec la RGPD et la politique des systèmes d’information de santé (PGSSI-S).

 

Avant la consultation

 

Avant la téléconsultation, il convient de présenter à votre patient les modalités de la consultation. Il doit notamment être informé :

 

  • De sa possibilité d’être accompagné ;
  • Du caractère confidentiel des échanges ;
  • Du montant de la téléconsultation et de sa participation financière.

 

En outre, votre malade doit aussi donner son accord pour la téléconsultation, via les technologies informatiques.

 

Posture du soignant en télésoin

 

Qu’elle soit ou non à l’initiative du patient, une téléconsultation nécessite la même posture de votre part que si vous étiez dans votre cabinet libéral avec votre malade. Faites attention à bien vous trouver dans le champ de la caméra : votre malade doit toujours pouvoir vous voir.

 

À noter
Si le bénéficiaire des soins doit donner son autorisation avant la visioconférence, vous avez aussi votre mot à dire ! Sachez que vous êtes le seul maître pour juger de la pertinence d’une téléconsultation. Si vous pensez qu’elle n’est pas adaptée à l’état du malade, vous pouvez l’inscrire dans le dossier médical partagé du patient et mettre fin à la consultation.

 

Après la téléconsultation

 

Chaque acte de télémédecine nécessite aussi de votre part un compte-rendu clair qui mentionne :

 

  • La date ;
  • L’heure ;
  • La conduite thérapeutique ;
  • Les prescriptions médicales éventuelles ;
  • Etc.

 

Pour finir, sachez que vous devez conserver ce récapitulatif de consultation dans le dossier de votre patient et le DMP s’il existe.

 

 

Mission de la télémédecine

 

Rappelons qu’à la base, la démocratisation de la téléconsultation a été mise en place dans le but de faire face aux zones blanches et des déserts médicaux. Certaines populations se retrouvaient isolées. L’accès à distance à des soins permet ainsi de :

 

  • Diminuer les délais de prise en charge des patients ;
  • Effectuer un suivi renforcé de certains malades chroniques ;
  • Favoriser le maintien à domicile ;
  • Etc.

 

La Haute Autorité de Santé a élaboré un guide des bonnes pratiques dont les principales notions vous sont rapportées en dessous.

 

 

Recommandations de la HAS

 

Dans ce rapport sur le télésoin, la HAS insiste sur le fait que ce nouveau type de consultations doit s’intégrer dans le parcours médical du patient. Ainsi, une primoconsultation est plus judicieuse si le patient et le professionnel de santé ont déjà pu en amont établir une relation privilégiée.

 

Bien évidemment, dans certaines situations, cette pratique peut s’avérer pertinente pour les malades. Ils peuvent notamment disposer du télésoin en cas d’absence de leur médecin traitant, par exemple.

 

 

Une aide financière à la télémédecine

 

Vous souhaitez pratiquer plus de télésoins avec votre patientèle. La CPAM verse un forfait annuel à tous les auxiliaires de santé qui s’engagent dans la téléconsultation. En contrepartie de l’achat d’un dispositif de vidéotransmission, vous touchez ainsi une rémunération de 350 €.

 

Notez aussi que la CPAM vous rémunère à hauteur de 175 € si vous vous équipez d’appareils médicaux connectés.

 

Astuce :
Cette aide financière relève d’un des critères optionnels du FAMI. Il vous est versé si vous faites l’achat d’un logiciel de télétransmission.

 

La téléconsultation médicale, bien utile pendant la pandémie, est en train de trouver sa place dans le système de santé actuel. Si certaines pratiques font débat, elle reste une solution fort avantageuse, pour vous, comme pour vos patients. Vous avez, qui plus est, une aide pécuniaire pour vous procurer un dispositif de téléconsultation. Rendez-vous vite pour un focus téléconsultation. Et n’hésitez pas à donner votre point de vue sur notre page Facebook.

 

 

Source :
HAS- Téléconsultation et téléexpertise