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Le pari du PLFSS 2015 : plus de premier recours avec moins d’argent…

Publié le 10 octobre 2014, 10h21.

Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2015 a été présenté par les membres du Gouvernement le 29 septembre. Malgré un tour de vis général supplémentaire lié à l’état des comptes publics, le Gouvernement souhaite axer les financements disponibles de manière à réorienter le système de soins vers la proximité. Une bonne nouvelle pour les libéraux ?

sécurité sociale

Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2015 va être débattu par le Parlement d’octobre à fin novembre. Il vise à fixer, entre autres, les objectifs de dépenses de la branche Maladie. Alors que la hausse « naturelle » de ces dépenses liée à l’augmentation de la population, à son vieillissement, au coût de l’innovation… est estimée entre 4 % et 5 % par an, le PLFSS 2015 prévoit de la restreindre à 2,1 % en 2015 (contre 2,4 % en 2014) pour l’ensemble des secteurs (hôpital, ville, médico-social). L’enveloppe pour les dépenses de ville ne devra pas, quant à elle, augmenter de plus de 2,2 %. Ce qui implique de faire 2 milliards d'euros d'économies par rapport à la hausse naturelle.

Des questions sur la promotion de l’ambulatoire

Ce qui n’empêche pas Marisol Touraine d’expliquer que le PLFSS 2015 va accompagner la mise en place de la Stratégie nationale de santé qui vise principalement à réussir la révolution du premier recours, lequel repose sur une offre de soins ambulatoires organisée à partir du médecin traitant.

Avec quels moyens ? Cela reste encore flou même si Marisol Touraine a annoncé que plusieurs leviers seront mobilisés afin d’atteindre cet objectif avec des outils tarifaires, financiers et organisationnels. L’année 2015 doit être la première année de mise en œuvre de ce plan global dont la montée en puissance s’échelonnera jusqu’en 2017.

Mais les questions restent nombreuses sur la promotion de l’ambulatoire.

S’agit-il de mieux et de plus impliquer les professionnels libéraux en amont et en aval d’une prise en charge ambulatoire ou de réorienter les moyens et les personnels de l’hôpital vers des structures de suivi à domicile (service HAD, SSIAD) ?

Selon l’option choisie, la perspective sera très différente pour les professionnels libéraux, en particulier tous ceux qui assurent le suivi à domicile tels que les infirmiers, les kinésithérapeutes…

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